Economies d'énergie
Les économies d'énergie électrique sont une priorité pour l'homme, car il en sera à terme, le premier bénéficiaire. Le groupe Legrand propose des solutions qui allient économie et confort de vie.

Economies d'énergie électrique
Les économies d'énergie électrique dans les bâtiments
Constat préalable
Que ce soit sur le plan environnemental ou sur le plan économique, les économies d'énergie électrique sont une priorité pour l'homme moderne, car il en sera à terme, le premier bénéficiaire. Elle consiste à fournir le même résultat dans les domaines du chauffage, de l'éclairage, de l'électro ménager, …en réduisant la quantité d'électricité consommée. Le but final est de préserver autant que faire se peut, les ressources non renouvelables, afin de prolonger leur usage, pour les générations futures.
Dans nos logements, nous consommons une part importante de l'énergie électrique produite, pour nous chauffer, nous laver, nous nourrir, nous distraire, nous éclairer, etc. Mais cette énergie coûte cher et actuellement l'essentiel de sa production n'est pas sans effet sur notre environnement. Les économies d'énergie électrique dans l'habitat, permettent d'économiser les énergies non renouvelables. Economiser l'électricité, n'est pas un choix, mais bien une urgente nécessité !
Systèmes de chauffage, climatisation et ventilation
Systèmes de régulation pour chaudière et chauffe-eau
Les chaudières et les chauffe-eau fonctionnent au gaz, au fioul, à l'électricité ou au bois. La chaudière alimente en eau chaude les radiateurs répartis dans les différentes pièces du bâtiment. Le chauffe-eau produit l'eau chaude requise par les besoins domestiques (salle d'eau…). L'économie d'énergie électrique ou d'autres énergies dans le système de chauffage d'eau repose sur les dispositifs utilisés dans le circuit : Thermostat d'ambiance, actionneur de chauffage, vannes etc.
Ces équipements permettent le pilotage de l'installation de chauffage par eau chaude ou de climatisation par une mesure de la température d'ambiance. Ce système de régulation s'effectue via le thermostat et par une action sur les vannes des émetteurs de chaleur (radiateur ou plancher chauffante). La régulation assure un confort sur mesure. Elle veille en permanence au fonctionnement optimal du système de chauffage et permet ainsi de faire de substantielles économies d'énergie électrique.
Toute installation moderne de chauffage central comporte une régulation afin de :
-moduler la température fournie par la chaudière en fonction de la température extérieure et de la température ambiante désirée. La modulation assure un confort optimum, tout en réalisant des économies d'énergie significatives par rapport à l'utilisation d'un système thermostatique qui nécessite elle, une température plus élevée de la chaudière ;
- programmer le fonctionnement souhaité du chauffage (en général par semaine), et le cas échéant de l'eau chaude sanitaire ;
- permettre la dérogation au programme personnalisé pour : (une période de vacances, un retour tardif, tout événement non programmé).
Des systèmes de régulation très évolués permettent de « dialoguer » à distance avec la chaudière. Ces systèmes sont munis de commandes à distance qui existent en trois variantes : simplifiée, interactive ou radio (sans fil). Installée dans une pièce chauffée (salon, séjour, cuisine...) ou une armoire murale, la commande à distance permet d'effectuer tous les réglages permettant d'obtenir un confort optimal et personnalisé.
Conseils pour les économies d'énergie électrique de la chaudière et du chauffe-eau :
1. Programmez votre chauffe-eau électrique en heures creuses pour profiter d'une eau toujours chaude et au meilleur coût.
2. Veillez à la bonne isolation de vos canalisations, afin d'éviter le refroidissement de l'eau pendant son transport et des consommations d'électricité inutiles.
3. Si l'eau est très calcaire, faites équiper votre chauffe-eau d'une résistance adaptée ou faites détartrer et vidanger votre chauffe-eau régulièrement (tous les 2 ou 3 ans). Le dépôt du tartre sur les résistances augmente le temps nécessaire à chauffer l'eau.
4. Surveillez les fuites d'eau. Un robinet qui goutte, c'est 4 litres par heure, soit 35 000 litres d'eau en plus par an. S'il s'agit d'eau chaude, la fuite augmentera lourdement votre facture d'électricité.
Chauffage et climatisation
Les systèmes de chauffage sont utilisés depuis toujours quand la température extérieure descend au-dessous du seuil de confort minimum. Le choix du mode de chauffage et de la source d'énergie qui l'alimentera, doit être fait dès le début de la conception d'un bâtiment. Ce choix est du ressort des spécialistes, architectes, thermiciens, mais il appartient surtout au maître d'ouvrage, qu'est le futur propriétaire. Dans tous les cas, la recherche d'économies d'énergie électrique passe aussi par la limitation des pertes thermiques du bâtiment.
Selon le niveau et la variation de la température extérieure ce sont les systèmes de chauffage qui maintiennent la température intérieure dans la plage de confort (typiquement de 18 à 22 °C). Le principe est le même pour la réfrigération (climatisation). En régime constant ces systèmes apportent ou retirent exactement la chaleur nécessaire pour compenser les pertes thermiques liées au bâtiment.
La première démarche pour minimiser ces pertes est de :
- prévoir des parois extérieures limitant la conduction thermique, et les dissipations par rayonnement,
- isoler la toiture,
- poser des vitrages et des fermetures à isolation thermique (fenêtres à double vitrage, portes isolées),
- traiter efficacement les ponts thermiques (encadrements des ouvertures, structures porteuses telles que piliers ou poutres…),
- prévoir des occultations hermétiques (volets) pour diminuer les pertes par les ouvertures,
- adapter des dispositifs pare-soleil l'été, pour éviter le rayonnement solaire quand il s'agit de refroidir.
Toutes ces actions sont plus aisées à mettre en œuvre, lorsqu'elles sont engagées dès la conception d'un bâtiment neuf. Elles sont aussi moins coûteuses que pour des bâtiments existants, sur lesquels les travaux d'isolation ou de rénovation sont plus contraignants. Des solutions de rénovation moins onéreuses peuvent cependant être appliquées aux bâtiments existants notamment en réduisant les entrées d'air extérieur, occasionnées par l'ouverture des portes et des fenêtres ou en réalisant un sas d'entrée. Dans tous les bâtiments, l'utilisation de système centralisé permet d'optimiser le chauffage, en augmentant l'économie d'énergie et le confort. Pour les bureaux individuels, les pièces privées (chambres, etc.), il est désormais possible de commander le fonctionnement du chauffage local, ou l'ouverture d'un volet d'air, par un détecteur de présence.
Conseils pour les économies d'énergie électrique en matière de chauffage :
1. Pensez à programmez votre chauffage en fonction de votre présence. Par exemple, augmentez la température dans la salle manger, la cuisine et la salle de bains le matin et diminuez-la dans les chambres. Le soir prévoyez un inversement du programme.
2. Choisissez systématiquement des appareils de chauffage équipés d'un thermostat électronique. Il vous suffira de définir une fois pour toute, dans chaque pièce la température idéale et de ne plus y toucher. Régler sans cesse le thermostat réduit le confort, mais ne permet pas de faire de réelles économies.
3. Lorsque vous vous absentez quelques heures seulement, baissez le thermostat ou mettez-le sur la position "éco". En cas d'absence prolongée, laissez vos convecteurs sur la position de sauvegarde (hors-gel). Quand vous rentrez, ne poussez pas votre thermostat à fond, remettez-le tout simplement sur la position confort. La température montera aussi rapidement, mais sans dépenses supplémentaires.
4. Si vous avez deux appareils dans la même pièce, réglez leurs thermostats de manière identique afin d'optimiser la régulation équilibrée de la température.
5. Pour aérer une pièce, sachez que 5 minutes d'ouverture suffisent et n'oubliez pas de fermer votre chauffage pendant ce laps de temps.
6. La nuit, fermez rideaux et volets pour conserver la chaleur.
7. Nettoyez régulièrement vos convecteurs pour les rendre plus efficaces, car la poussière bride leurs performances.
8. Vérifiez que portes, fenêtres, murs et toitures sont bien isolés. Mais n'obstruez pas les bouches d'aération, afin d'éviter la condensation.
9. Si vous avez une cheminée, pensez à fermer la trappe quand le feu est complètement éteint. Si la cheminée ne sert pas, vous avez intérêt à prévoir une isolation supplémentaire au niveau de la trappe.
La ventilation
La nécessité de bien ventiler un bâtiment
Dans un immeuble, la ventilation et la qualité de l'air, souvent « parent pauvre », jouent pourtant un rôle important dans les économies d'énergie électrique. Un effort doit être réalisé dans ce domaine pour ventiler au juste besoin. En effet, l'air est un fluide caloporteur efficace. Outre les risques importants pour la santé des occupants (maux de tête, allergies, cancers), le bâti est lui aussi touché lors d'une ventilation défaillante, à cause de la survenance des phénomènes suivants :
- condensation : la vapeur d'eau mal évacuée se condense sur et au contact des parois froides. Ce phénomène est d'autant plus présent que le logement est calfeutré
- dégradation : papier peint décollé, peinture écaillée prématurément, boiseries abîmées et isolants dégradés
- moisissures : au niveau des parois froides et des ponts thermiques
Si ces pathologies affectent une habitation, il est urgent d'en améliorer la ventilation, car elle est visiblement insuffisante.
Principe de la bonne ventilation d'un bâtiment
La ventilation peut être naturelle ou mécanique. Dans le cadre d'une rénovation, choisir une ventilation mécanique (VMC), simple ou double flux, est gage d'économies d'énergie. C'est aussi l'assurance de vivre dans un habitat plus sain. La VMC est une ventilation régulière et contrôlée du logement. En outre, la ventilation est un paramètre à part entière dans les économies d'énergie électrique.
Avec une VMC, l'air de toutes les pièces est renouvelé grâce à un ventilateur et un système de régulation. Les bouches d'entrées d'air se situent dans les pièces principales : séjour et chambre alors que les extractions d'air se situent dans les pièces humides de service : cuisine, salle de bains et WC. La circulation de l'air à l'intérieur du bâtiment s'effectue naturellement grâce à une dépression constante réalisée par le ventilateur et par l'intermédiaire des bouches d'extraction créant un chemin de sortie de l'air.

L'optimisation de la gestion de l'électricité
Les appareils électriques domestiques
La plupart des appareils électroménagers fonctionnent à l'électricité (hotte, grille-pain, lave-vaisselle, lave-linge, réfrigérateur, etc.). Les fonctions de la cuisinière (four, plaques) fonctionnent à l'électricité ou au gaz. Tous les appareils électroniques (TV, radio, chaîne HIFI, ordinateur, magnétoscope, lecteur DVD…) sont branchés sur les prises électriques.
Les mesures pour réduire les consommations consistent à :
- améliorer l'efficacité énergétique de ces appareils,
- programmer la marche de ces équipements aux moments utiles, grâce aux automatismes.
L'automatisme ou le système de contrôle entraîne des économies d'énergie électrique très significatives, par la mise en veille ou l'extinction totale de l'équipement selon sa programmation.
Les ampoules basse consommation permettent aussi de faire des économies d'électricité. En effet, pour la même quantité de lumière fournie, elles consomment 5 fois moins d'électricité que les ampoules incandescentes classiques. Toutefois, ce genre d'ampoules produit de faibles champs électromagnétiques qui pourraient perturber la santé et l'environnement. Les ampoules basse consommation contiennent du mercure (très nocif s'il vient à s'échapper, en cas d'ampoule défectueuse ou brisée par exemple).
Les ampoules à LED sont la meilleure référence en matière de faible consommation. On peut ainsi utiliser des "ampoules" constituées de 5 ou 7 LED qui seront équivalentes aux petits spots halogènes utilisés pour des éclairages directionnels (bibliothèque, vitrine, ...). Les deux avantages principaux des ampoules à LED, sont leur consommation (de 1 à 3 watts au lieu des 50 à 60 watts habituels) et leur durée de vie (80 000 à 100 000 heures soit plus de 50 années de fonctionnement à raison de 4 heures d'utilisation par jour). Les prix de ces ampoules du futur, très économiques, écologiques et parfaitement saines pour la santé, sont proposées à des prix de plus en plus accessibles. Il est possible de s'en procurer plus facilement car commencent à être disponibles dans les grandes surfaces. Elles peuvent être utilisées pour tout type d'éclairage, qu'il soit d'appoint, fantaisiste, à usage domestique ou d'extérieur.
Les équipements de gestion de l'électricité et les économies d'énergie électrique
Les appareils permettant de réduire les consommations électriques
Les programmateurs horaires simples ou avec optimisation de l'intermittence
Les programmateurs horaires permettent l'arrêt automatique du fonctionnement des installations ou l'abaissement de leur niveau de marche durant certaines périodes de la journée, de la semaine, ou de l'année. La relance des installations à leur régime de fonctionnement normal s'effectue également de manière automatique par le programmateur. Les programmes horaires sont librement paramétrés par l'utilisateur des locaux et des installations. Les programmateurs pouvant avoir une ou plusieurs voies de commande, des dérogations manuelles à un programme horaire sont permises.
Pour le chauffage ou l'éclairage, un découpage en zones ayant le même profil d'occupation ou d'usage des installations peut être mis en oeuvre. Les systèmes de programmation utilisent comme moyen de communication, les courants porteurs, une liaison infrarouge ou hertzienne. Ces programmateurs permettent d'éviter une modification du réseau électrique Basse Tension en cas de réorganisation des espaces. Ces moyens de liaison ne réclament aucun câblage supplémentaire (câblage "courants faibles" par paires téléphoniques torsadées). Ils sont donc plus particulièrement destinés aux nouvelles installations ou aux rénovation des bâtiments existants.
Les systèmes GTB
D'autres systèmes fonctionnent avec un bus par câble (paire torsadée, généralement). Parmi ceux-ci figurent, les systèmes de GTB qui doivent assurer, au minimum, cette fonction de programmation multivoies. Ces appareillages sont prévus dans des bâtiments neufs lorsque le nombre de zones à gérer indépendamment devient important (plus de 10 zones).
Pour le chauffage, il existe des matériels appelés optimiseurs d'intermittence. Il s'agit de programmateurs qui calculent automatiquement l'heure d'arrêt et de relance des équipements de chauffage. Tous ces équipements ont vocation à obtenir des économies d'énergie électrique très significatives.
Les limiteurs d'énergie
Il n'est pas surprenant que les limiteurs d'énergie ou anti-gaspillage soient mis en place pour le chauffage, puisqu'en matière de consommation électrique d'un habitat, c'est le poste le plus gourmand. Leur fonction est de limiter l'énergie électrique fournie aux émetteurs en fonction de la température extérieure. Les limiteurs d'énergie agissent directement sur le réseau électrique. Ils peuvent être prévus dans les installations de chauffage électrique direct (convecteurs) ou mixte (plancher chauffant en base et convecteurs en appoint).
Les limiteurs d'énergie sont destinés à des locaux où il est difficile de contrôler périodiquement le bon réglage de la consigne des émetteurs (logements, salles de cours ou de réunions, bureaux, ...). Des gains de l'ordre de 10 % sur les consommations électriques pour le chauffage sont alors envisageables. Il est à noter que les installations de chauffage direct constituées d'émetteurs reliés par un bus de communication peuvent déjà disposer de cette fonction. Les limiteurs d'énergie sont un bon moyen de réaliser des économies d'énergie électrique à moindre coût.
Les détecteurs de présence
Ces dispositifs autorisent la mise en marche d'une installation ou sa relance à un régime de fonctionnement normal, après avoir détecté automatiquement une présence dans un local. La détection s'opère à partir d'une cellule infrarouge. Une temporisation réglable est associée au détecteur de présence. Les détecteurs infrarouges doivent être envisagés pour la commande du chauffage dans les locaux dont l'usage est irrégulier (salles de réunions, de classes, bureaux intermittents,....).
La détection de présence peut également s'effectuer à l'aide d'une cellule photoélectrique pour commander automatiquement l'éclairage. Ce type de détecteurs doit être prévu dans les lieux de passages comme les couloirs ou dans les ateliers occupés ponctuellement. Ils apportent des gains sur les consommations électriques et contribuent à assurer la sécurité des personnes.
L'économie d'énergie électrique envisageable sur les consommations électriques pour l'éclairage des zones équipées de ces systèmes peut être comprise entre 50 % et 55 %. La détection de présence automatique à partir de cellules photoélectriques est parfois remplacée par des minuteries. Mais ces appareils sont moins pratiques en cas d'occupation à durées variables.
Les détecteurs d'ouverture
L'objectif des détecteurs d'ouverture est d'éviter le gaspillage d'énergie lors de l'ouverture d'une fenêtre. Ces appareils commandent l'arrêt ou la réduction du chauffage au moyen d'un contact de feuillure qui donne l'information de l'ouverture de la fenêtre. Le chauffage est remis automatiquement en position de confort dès la fermeture de la fenêtre.
Les matériels permettant d'adapter les consommations aux plages tarifaires
Les programmateurs pour délestage « horotarifaire »
Les « délesteurs horotarifaires » ont pour rôle d'interdire ou de réduire l'alimentation des installations électriques. Ils peuvent aussi basculer ces installations sur un réseau électrique interne pendant des périodes tarifaires où le coût de l'énergie est le plus élevé (heures pleines et/ou heures de pointe). Il existe des délesteurs horotarifaires électroniques qui agissent en fonction d'une programmation interne.
Ces délesteurs peuvent agir sur plusieurs charges délestables. Ces appareils prennent en compte certaines caractéristiques des installations techniques comme la durée limite à partir de laquelle ils doivent être remis en marche. Ces équipements contribuent efficacement aux économies d'énergie électrique.
Les délesteurs agissant à partir des signaux tarifaires
La fonction de ce type de délesteurs est comparable à celle des délesteurs horotarifaires. La différence tient au fait qu'ils agissent à partir de signaux tarifaires délivrés par le compteur de l'abonné. Les opérations de délestage-relestage assurent une parfaite synchronisation évitant les risques de dérive de l'horloge. Ce type de délesteur est adapté aux installations d'eau chaude sanitaire stockée. Cependant, le signal heures creuses/heures pleines, ne permet le fonctionnement de l'installation que durant les heures creuses.
Les produits permettant de minimiser les puissances souscrites
Les délesteurs cycliques
Les délesteurs cycliques, sont également appelés dispositifs de permutation circulaire. Ils ont pour fonction de réduire le temps de fonctionnement d'un ensemble d'installations techniques afin de minimiser la puissance appelée. Ils interviennent durant les périodes où le coût de la puissance souscrite est le plus élevé (heures pleines ou heures de pointe) à partir d'une programmation horotarifaire ou d'un signal délivré par le compteur final de l'abonné.
Les délesteurs cycliques opèrent durant ces périodes (2 [h] pour les heures de pointe) en arrêtant cycliquement les installations pendant une durée programmée. Ils sont spécifiquement destinés à la commande du chauffage. Ce sont des appareils de base de l'économie d'énergie électrique.
Les délesteurs ampère métriques
Les délesteurs ampère métriques opèrent en arrêtant la marche d'un ou de plusieurs équipements ou en réduisant leur régime de fonctionnement lorsque qu'interviennent des dépassements de la puissance appelée. Le délestage des charges électriques s'effectue sur les équipements qui sont les plus proches de leurs valeurs de consigne. C'est le cas des convecteurs électriques par exemple. Ils peuvent également agir selon un ordre de priorité décroissant préprogrammé.
Dès que la puissance appelée retombe en dessous de la puissance souscrite, les appareils mis à l'arrêt, ou dont le régime de fonctionnement a été réduit, sont remis dans leur état de marche initial selon l'ordre de priorité, inversé cette fois. Les délesteurs électromécaniques mesurent eux, le courant sur chacune des phases du réseau à partir de transformateurs d'intensité. Ils sont équipés de relais à seuil qui opèrent les séquences de délestage-relestage. Il existe également des délesteurs électroniques qui font intervenir des paramètres complémentaires sur les caractéristiques de fonctionnement des installations, comme les durées minimales ou maximales de mise hors service admissibles.
Délesteurs intégrateurs
Les délesteurs intégrateurs mesurent la puissance appelée sur chacune des phases du réseau. Puis ils calculent l'énergie électrique par intégration sur un pas de temps prédéterminé. L'intégration est synchronisée à l'aide de Tops délivrés par le compteur de l'abonné, à un contact de sortie. Le résultat de cette intégration est ensuite comparé à la puissance souscrite pour la période tarifaire en cours, pour suivre la tendance de la puissance appelée.
Trois cas sont susceptibles de se présenter :
- Si la tendance correspond à la puissance souscrite, pour la période tarifaire considérée : aucune action de délestage-relestage n'est engagée.
- Lorsque la tendance est supérieure à la puissance souscrite, pour la période tarifaire considérée : délestage échelonné des charges électriques.
- Dans le cas ou la tendance est inférieure à la puissance souscrite, pour la période tarifaire considérée : aucune action n'est engagée, ou possibilité de relestage échelonné des charges électriques.
Il est à remarquer que les délesteurs intégrateurs font également intervenir des paramètres relatifs aux installations comme les durées minimales et maximales de mise hors service admissibles. Tous ces appareils sont particulièrement précieux pour réaliser des économies d'énergie électrique.
La Gestion Technique du Bâtiment (GTB), pour les applications d'économie de l'énergie électrique
Principes généraux de fonctionnement de la GTB
Les systèmes de gestion de l'énergie électrique, sont appelés systèmes de Gestion Technique du Bâtiment (GTB). Ils intègrent toutes les fonctions décrites précédemment. Cependant, les avantages de ces systèmes GTB par rapport à des produits autonomes sont multiples.
Les fonctions peuvent interagir entre elles et être coordonnées au niveau central. Cette gestion est particulièrement adaptée pour l'électricité, où la synchronisation des fonctions doit s'opérer au niveau du TGBT, à partir des signaux provenant du compteur général qui informent de la période tarifaire en cours.
Ces fonctions sont transmises aux modules de réglage ou de commande décentralisés afin de piloter les multiples installations électriques. Ces modules "esclaves" s'interfacent, généralement, entre le compteur de l'abonné et le reste de l'installation par un réseau numérique : bus de terrain. L'unité "maîtresse" assure la distribution des ordres à chaque équipement, en évitant les causes de surconsommations ou de dépassements de la puissance souscrite.
Les principaux atouts du système GTB
Un système de GTB permet d'enregistrer toutes les informations qui sont désirées. Le suivi de l'évolution des puissances appelées et des consommations d'électricité permet l'améliorer les réglages et d'adapter le paramétrage des différentes fonctions. Les suivis de l'évolution des puissances appelées et des consommations peuvent être traités par des logiciels "standards" (tableurs, traitements de textes,...) des micro-ordinateurs. Le cumul des index fournis par les compteurs divisionnaires est également traité sur ce poste.
La conception des systèmes de GTB est toujours modulaire. Elle permet de prévoir des extensions ultérieures sans que soit remis en question l'ensemble de l'installation électrique. En outre, les fonctions d'automatisme, de suivi et de gestion technique sont gérées par un même système. Cela facilite la conduite et l'exploitation des installations techniques.
Pour des bâtiments d'une surface égale ou supérieure à 400 m², la mise en place d'un système GTB est préconisée. En dessous de 400 m2, des produits autonomes suffisent généralement. Il est à remarquer que les compteurs électroniques en tarif jaune et vert sont destinés à être reliés à un système de GTB.
Réduction des pertes d'énergie électrique et amélioration du facteur de puissance
Réduction des pertes d'énergie électrique
Le réseau électrique est en lui-même consommateur d'énergie. S'il n'est pas convenablement conçu et adapté aux besoins des utilisateurs finaux, le réseau est une cause de gaspillage d'énergie. En même temps il risque de ne pas donner toute satisfaction en termes de qualité et de disponibilité d'énergie.
Le réseau électrique d'un bâtiment doit être réalisé avec du matériel électrique aux normes. Sa conception doit impérativement être confiée à un professionnel expérimenté. La sécurité de l'installation et les économies d'énergie électrique ne seront obtenues que si ces conditions sont remplies, en plus du bon choix de équipements qui sont eux-mêmes, facteurs d'économies.
Les économies d'énergie électrique et l'éclairage
L'éclairage est un équipement incontournable quelques soient les bâtiments. Il contribue à assurer la sécurité, le confort des occupants et la productivité des activités professionnelles. C'est un poste souvent très significatif de dépense d'énergie, et parfois le premier. Les principales approches d'économie d'énergie électrique, pour cette prestation sont multiples.
La réduction de la puissance installée
Il est conseillé d'utiliser des lampes de conception récente. En effet, à flux lumineux égal, elles ont une puissance nominale fortement diminuée. En outre, l'optique de ces nouvelles lampes utilise au mieux le flux lumineux émis.
L'économie réalisée sur la facture de consommation électrique est ainsi doublée d'une économie sur la durée de vie et la maintenance grâce à la simplification de ce matériel performant. Le confort visuel s'en trouve également amélioré. La réduction de la puissance installée est une base de l'économie d'énergie électrique.
La suppression des allumages inutiles
Adapter l'éclairage à l'éclairement naturel
Dans tous les bâtiments, les espaces situés près des fenêtres extérieures nécessitent moins d'apport lumineux que les zones intérieures. Cela permet d'économiser une proportion de l'énergie consommée, variable selon l'éclairement naturel intérieur pendant les heures de jour. Ainsi l'éclairage n'est complété que pendant les heures de service quand la nuit est tombée. Cette fonction peut être assurée par un dispositif de commande de l'éclairage intégrant une mesure d'éclairement. Des gradateurs insérés dans les luminaires peuvent aussi faire varier automatiquement le flux émis en fonction de la lumière extérieure.
A l'extérieur, il est aussi possible de réduire l'éclairage (parkings, cours, allées, voies d'accès) aux heures les plus sombres. Toutefois, comme dans la pénombre (notamment au crépuscule) l'œil a besoin de plus d'éclairage artificiel que dans l'obscurité nocturne, il est judicieux de prévoir un détecteur de niveau d'éclairement. Une horloge assurant la diminution progressive de la tension d'alimentation des sources lumineuses.
Les équipements modernes permettent d'adapter l'éclairage en fonction de la présence des occupants. En effet, sauf pour l'éclairage minimum de sécurité, il ne faut pas éclairer en permanence des zones non occupées ou seulement occupées par intermittence. Sont notamment concernés les halls, couloirs, escaliers et paliers qui ne sont que des lieux de passage dans les immeubles privatifs. La minuterie classique est déjà une source d'économie d'énergie électrique significative. Mais pour plus de performance et de confort, il est possible d'utiliser des détecteurs de présence. Ces nouveaux équipements sont intégrables dans les luminaires. Lorsqu'ils identifient un mouvement, les détecteurs de présence commandent l'éclairage des lampes situées à proximité. Elles restent allumées tant que le mouvement est détecté. En l'absence de mouvement, les lampes s'éteignent après un temps réglable, qui va de quelques secondes à quelques minutes.
Concevoir un système automatisé de gestion de l'éclairage
Les nouveaux systèmes automatisés peuvent communiquer avec les différents organes (luminaires, interrupteurs, détecteurs, appareils de mesure). Ils permettent de commander des éclairages séparément, par zone géographique, par type de point lumineux, par fonction et individuellement. Ces systèmes sont très souples, puisqu'ils sont paramétrables, reconfigurables et flexibles.
L'économie d'énergie électrique qu'ils permettent est maximale. Ces équipements assurent cependant un confort optimum à l'utilisateur. Avec leur programmation modulable, ces systèmes automatisés apportent un confort personnalisé.
Conseils pour réaliser des économies d'énergie électrique sur l'éclairage :
1. Optez pour des lampes basse consommation, pour un éclairage d'ambiance et pour les points lumineux les plus fréquemment utilisés.
2. Nettoyez régulièrement les lampes et les luminaires pour optimiser leur efficacité. Sachez qu'avec une puissance égale, un appareil propre peut produire un flux lumineux supérieur de 40 % à celui d'un appareil couvert de poussières.
3. Equipez vos couloirs et escaliers de systèmes de va-et-vient placés opportunément ou de détecteurs de présence.
4. Pensez à éteindre la lumière lorsque vous quittez une pièce.
5. Facilitez l'entrée de la lumière naturelle dans vos pièces. Ne laissez pas par exemple vos arbres cacher vos fenêtres (même partiellement). Choisissez des rideaux ou des voilages clairs.
6. Choisissez des couleurs claires pour vos murs intérieurs, car elles réfléchissent mieux la lumière.

Les économies d'énergies électrique et les challenges environnementaux, financiers et de confort
L'impact Environnemental de la recherche d'économies d'énergie électrique
L'impact environnemental décrit et évalue toutes les modifications de l'environnement (quelles soient négatives ou bénéfiques), résultant totalement ou partiellement des activités, produits ou services. La consommation massive d'énergie électrique de nos sociétés modernes, génère de nombreuses formes de pollution. On distingue généralement la pollution de l'eau et des sols, par des fuites d'hydrocarbures notamment. La pollution radioactive des différents milieux par les rejets des centrales nucléaires en fonctionnement normal ou lors d'accidents, et par le stockage des déchets radioactifs. La principale des pollutions globales, est le changement climatique, dû aux gaz à effet de serre.
Le meilleur moyen de réduire les impacts sur l'environnement de notre forte consommation est de réduire les sources d'impacts. La consommation d'énergie est l'une des cibles visées. Les systèmes de gestion d'énergie sont des outils indispensables à la mise en œuvre d'une politique d'économie d'énergie électrique, efficace. En effet, le choix d'une bonne régulation thermique, le paramétrage de l'éclairage et les modules de pilotage des appareils, sont des équipements qui ont fait leur preuve. Ils permettent de faire baisser la consommation électrique et par conséquent de contribuer à des actions bénéfiques pour l'environnement.
Le challenge financier de la recherche d'économie d'énergie électrique
La volonté de réaliser des économies d'énergie électrique n'est antinomique, ni avec la volonté de réduire les nuisances écologiques, ni avec la recherche du bien être. En effet, maîtriser la température de son logement en la personnalisant, c'est s'assurer confort et bien-être au quotidien. C'est également la possibilité de réaliser de réelles économies d'énergie et ainsi réduire sa facture de façon significative.
L'économie financière globale correspond à l'adition des gains réalisés sur les consommations d'énergie électrique. La durée de vie des nouveaux appareils électriques, à l'exemple des nouvelles lampes, accélère et garantit le retour sur investissement. Il est ainsi possible de marier la préservation de l'environnement et l'efficacité énergétique.
Le confort et la recherche d'économie d'énergie électrique
Peut-on concilier confort et économies d'énergie électrique ?
Confort et économies d'énergie électrique, peuvent-ils se concilier ? La simple adoption de nouveaux réflexes au quotidien, nous permet d'apprécier encore mieux la qualité du confort de votre maison. En généralisant, il est possible de dire que le confort correspond à tout ce qui constitue le bien-être et à tout ce qui y contribue.
Un habitat confortable contribue naturellement au bien être individuel. Les équipements domotiques sont à notre disposition pour nous permettre d'atteindre le difficile équilibre entre confort et consommation minimale. La souplesse des équipements électriques modernes, permet la gestion de notre confort, quelle que soit la période de l'année, l'été comme l'hiver.
Les saisons et le confort dans la maison
Le confort d'été, c'est l'aptitude de la maison à rester fraîche sans climatisation. Excepté le cas de certaines constructions, pour obtenir de la fraîcheur pendant les mois les plus chaud, il est nécessaire d'utiliser un système de climatisation. Dans ce cas, l'enjeu est de l'utiliser de manière optimisée.
Le confort d'hiver, c'est la capacité de la maison à offrir à ses occupants une température agréable en plein hiver avec un minimum de dépense de chauffage. Le confort de demi-saison, c'est l'aptitude de la maison à offrir une température stable à ses occupants et à diminuer la durée de la saison de chauffe. Ces périodes saisonnières seront naturellement impactées par les situations géographiques. L'adaptation aux événements météo exceptionnels nécessitera une réactivité dans la gestion des équipements destinés aux économies d'énergie électrique.
Les clés d'un confort thermique compatible avec les économies d'énergie électrique
Les solutions efficaces et adaptées aux habitations (système automatisé de gestion de la climatisation et de l'eau chaude), permettent d'obtenir un confort thermique facile.
Pour optimiser le couple confort et économies d'énergie, il faut jouer sur trois notions indispensables :
- L'isolation consiste notamment à empêcher l'air froid d'entrer et l'air chaud de sortir vers l'extérieur, tout en assurant un bon renouvellement de l'air dans l'habitat. Une isolation efficace suppose une bonne isolation de la toiture, des murs, du sol mais aussi de toutes les ouvertures. Les travaux peuvent se pratiquer, selon les cas, par l'intérieur ou par l'extérieur.
- La ventilation revient à amener l'air extérieur à l'intérieur des locaux pour remplacer l'air vicié. La ventilation à aussi un rôle préventif, car c'est un moyen de se prémunir des fuites de gaz. Cette ventilation doit être suffisante, sans être excessive, car un apport trop important d'air extérieur, irait à l'encontre des effets de l'isolation.
- L'aération, permet d'évacuer le gaz carbonique émis par la respiration des hommes et des animaux, …
L'optimisation des économies d'énergie électrique suppose de faire les bons choix à plusieurs niveaux. En effet, les économies sont fonction de l'architecture, des matériaux, de l'environnement végétal du logement, de la localisation géographique, mais aussi et surtout d'une bonne gestion technique du bâtiment.

