CONTEXTE DU MARCHÉ
vers des économies durables
Protocole de Kyoto en 1997, conférence de Copenhague en 2009 : le monde veut agir contre le réchauffement climatique. Aujourd'hui, la révolution est en marche et les entreprises ne peuvent plus faire l'impasse sur la question de l'efficacité énergétique pour des raisons réglementaires, économiques et environnementales. Le bâtiment consomme à lui seul 40 % de l'énergie utilisée en Europe et aux Etats-Unis. En France, il consomme actuellement environ 68 millions de tonnes équivalent pétrole, soit 43 %1 de l'énergie fi nale totale. Il génère également 123 millions de tonnes de CO2, soit 23 % des émissions nationales. Le bâtiment constitue ainsi un secteur-clé de la lutte contre le changement climatique.
UNE REVOLUTION ENERGETIQUE EN MARCHE DANS LE BATIMENT TERTIAIRE
Le plan bâtiment du grenelle de l'environnement : des objectifs réglementaires ambitieux
La RT 2012, une véritable rupture dans le secteur du bâtiment
En France, le Grenelle de l'Environnement fi xe des objectifs ambitieux, dont une baisse de 38 % de la consommation d'énergie d'ici à 2020. Issue du Grenelle, la future Réglementation thermique RT 2012 constitue une véritable rupture dans le secteur du bâtiment : alors qu'on se contentait jusqu'à présent d'améliorer les performances de 15 à 20 % tous les cinq ans, pour répondre à l'augmentation graduelle du coût de l'énergie, la RT 2012 vise 50 %.
Obligatoire dès 2011 pour les bâtiments publics et en 2013 pour le résidentiel et l'ensemble des bâtiments tertiaires, ses objectifs sont, d'un point de vue énergie, identiques à ceux du label BBC-Effi - nergie : 50 kWh de consommation d'énergie primaire en moyenne par m² de Shon et par an pour les bâtiments neufs, quelle que soit leur forme, au lieu des 150 kWhep/m²/an. Les exigences de la RT 2012 se traduiront dès la conception du bâti et favoriseront le développement de bâtiments bioclimatiques.
Des bâtiments à énergie positive (Bepos) à horizon 2020
Répondant aux enjeux fi xés par le Grenelle de l'Environnement, le standard Bâtiment à énergie positive ou Bepos sera obligatoire en France dans l'immobilier neuf dès 2020. Produisant davantage d'énergie qu'il n'en consomme, ce bâtiment présente une très faible consommation énergétique, pour le chauffage et l'électrique. Cette consommation sera si faible qu'elle pourra être assurée et compensée par des systèmes de production d'énergie autonomes tels que l'éolien, le photovoltaïque et le chauffe eau solaire.
Le bâtiment, premier poste de dépense de l'entreprise
Très coûteux le bâtiment représente 25 % des dépenses de l'investisseur à l'acquisition/conception, et 75 % à l'exploitation ! C'est le premier poste de dépense d'une entreprise. Les appareils électriques, l'éclairage, le chauffage et les postes informatiques pèsent beaucoup dans la facture énergétique d'une entreprise. Il est donc nécessaire pour un investisseur de rationaliser les coûts, surtout en période de crise.
Des investisseurs de plus en plus exigeants
Les investisseurs attendent une amélioration des performances du bâtiment, qu'ils soient occupants ou promoteurs immobiliers. Ils se montrent de plus en plus attentifs aux notions de retour sur investissement et souhaitent pouvoir réaliser des économies sur les charges : une maintenance plus facile donc moins chère, et la diminution des dépenses en énergie consommée. Les investisseurs attendent également que les nouveaux bâtiments présentent moins de risques de sinistres et bénéfi cient d'une sécurité maximale. Ils souhaitent aussi que le bâtiment participe à l'amélioration de l'effi cience des occupants (coût global étendu) et favorise le bien-être sur les lieux de travail en diminuant les arrêts maladie, les démissions et le stress…
1 – Source : rapport d'activité 2009 du Plan Bâtiment Grenelle
L'efficacité énergétique, un enjeu environnemental et sociétal
“ Green building ”, HQE®, BBC, les initiatives en matière de construction respectueuse de l'environnement se multiplient et, avec elles, les solutions alternatives pour consommer de l'énergie autrement. En 2009, l'évolution des mises en chantier est très signifi cative : de nombreux projets voient aujourd'hui le jour à l'initiative d'acteurs infl uents comme par exemple Elithis, Sodexo, le Conseil Régional de Loire Atlantique… qui ont une vraie démarche énergie et réalisent des bâtiments “ verts ”, respectueux de l'environnement et des normes HQE®.
Les évolutions des modes de travail
Depuis quelques années, les modes de travail évoluent fortement dans le tertiaire. Dans les bureaux par exemple, les espaces de travail partagés se substituent peu à peu aux traditionnels bureaux attribués qui peuvent rester inoccupés jusqu'à 70 % du temps de mise à disposition, occasionnant des consommations d'énergie inutiles. Ces nouveaux espaces sont aussi des lieux d'échange dans lesquels on a besoin de moduler la lumière, de disposer d'équipements de sonorisation et de visualisation, d'accéder aux réseaux d'information et d'avoir à portée de main des solutions de branchement et de commande sans fil ou à distance.
D'autre part, la fonctionnalité et le confort des installations constituent un levier pour l'amélioration du bien-être des salariés et de leur effi cacité. Il est donc important que les investisseurs prennent en compte l'amélioration des conditions de travail dans les critères de performance du bâtiment.
Aujourd'hui, on assiste donc à une réelle prise de conscience collective, en particulier dans le secteur du bâtiment, mais le passage à l'acte reste insuffisant. C'est la raison pour laquelle le Groupe Legrand voit les solutions d'automatisme du bâtiment comme un réel levier de développement. En 2009, les solutions pour améliorer l'effi cacité énergétique ont connu une croissance supérieure de 7 points par rapport à la croissance moyenne du Groupe. A travers ses fi liales comme Bticino, The Watt Stopper ou encore Alpes Technologies et bien évidemment Legrand, la société s'engage dans la recherche et le développement, en France et dans le monde, pour travailler sur des problématiques de pilotage, de mesure et pour concevoir des “ bâtiments durables ”.
Legrand et l'électricité spécifique
Qu'est-ce que l'électricité spécifique ?
L'électricité spécifique représente toute l'énergie consommée par l'usage d'un appareil branché à une prise de courant, ce sont par exemple les imprimantes, les ordinateurs, les machines à café, les téléphones portables, les chauffages d'appoint, les écrans plats dans les halls d'accueil… mais aussi l'éclairage.
Une croissance des consommations d'électricité spécifique
L'électricité spécifique pèse significativement sur la facture énergétique d'une entreprise. Les équipements de bureau peuvent représenter entre 15 et 30 % de la consommation totale d'électricité d'un bâtiment tertiaire. Leur consommation en veille n'est pas négligeable en dehors des heures de travail. Leur poids dans la consommation énergétique du bâtiment sera d'autant plus important qu'après avoir optimisé les postes réglementaires (chauffage, climatisation, ventilation et éclairage), les appareils électriques représenteront le premier poste de consommation. “ l'énergie consommée par l'usage d'appareils branchés enregistre actuellement une croissance à deux chiffres due à l'arrivée d'appareils électriques supplémentaires comme les écrans, les portables, …tandis que la consommation des postes les plus lourds a baissé ”, explique Xavier de Froment, Directeur France. Bien que la réduction de l'électricité spécifique ne soit pas encore obligatoire, il est donc nécessaire d'agir concrètement sur les consommations du poste de travail si l'on veut obtenir un bâtiment performant.
Des prises vertes pour gérer les pics de consommation
Le créneau 18h – 20h, est une période de pointe. On rentre du travail, on allume sa télévision, sa radio, son four, son chauffage… Et pendant ce temps, les ordinateurs de bureaux, les photocopieurs, les lampes, sont toujours allumés. Pour faire face à ces pics de consommation et donc pour réduire les pertes énergétiques liées aux appareils de bureau, Legrand propose un large éventail de solutions anti-gaspillage comme les “ prises vertes ”, des prises commandées par un interrupteur ou par une horloge qui permettent d'éteindre automatiquement ou d'un simple geste tous les appareils en veille qui ne sont pas utilisés pendant la nuit ou pendant le week-end.



