Contexte du marché
l'assistance à l'autonomie, un enjeu de société
Les pays développés sont désormais confrontés à un enjeu de taille : le vieillissement de leur population. Ils ne peuvent plus ignorer les besoins croissants d’une population âgée et savent qu’ils devront répondre à une demande manifeste chez une majorité de seniors : vieillir à domicile tout en gardant son indépendance et en se protégeant des risques du quotidien. Aujourd’hui 6 à 7% des personnes de plus de 60 ans sont touchées par la perte d’autonomie. L’assistance à l’autonomie devient un enjeu sociétal dès lors que les prévisions démographiques annoncent que d’ici 2030 la population âgée de 75 ans ou plus devrait augmenter de plus de 70%.
- Nouveaux seniors, nouveaux besoins
- Un enjeu national, priorité du gouvernement
- Accessibilité et réglementation
Nouveaux seniors, nouveaux besoins
DES SENIORS DE PLUS EN PLUS ÂGÉS, DE PLUS EN PLUS NOMBREUX
L'entrée dans la vieillesse de la génération du baby-boom ainsi que l'augmentation de l'espérance de vie conduit à une hausse sensible du nombre de personnes âgées en France. Selon les hypothèses de l'INSEE, la population des 75 ans et plus sera ainsi multipliée par 2,5 entre 2000 et 2040, pour atteindre plus de 10 millions de personnes.
Nous gagnons en moyenne un trimestre de vie par année. Et vieillir ne veut pas forcément dire devenir dépendant. Sauf que mathématiquement, la dépendance risque de toucher de plus en plus de personnes. Les progrès de la médecine ont permis de faire progresser l'espérance de vie en bonne santé. Malgré tout, 1,2 millions de personne âgées seront dépendantes en 2040, contre 800 000 en 2000(1).
Le vieillissement doit être considéré comme l'un des défi s majeurs du 21ème siècle en matière de santé publique car les personnes âgées sont une cible particulièrement vulnérable face aux risques de la vie. Actuellement, 12% des personnes de plus de 70 ans sont touchées par les maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson,…). Ces dernières représentent 225 000 nouveaux cas par an(2).
VIEILLIR À DOMICILE : ENCORE TROP DE RISQUES POTENTIELS
Actuellement 60% des personnes dépendantes vivent à domicile et 95% des personnes de 75 à 85 ans vivent chez elles, soutenues par leurs familles. Ce constat nait avant tout d'une volonté des personnes elles-mêmes : 8 français sur 10 souhaiteraient leur maintien à domicile en cas de perte d'autonomie(3).
Cependant, vieillir à domicile reste encore très risqué. En France, plus des trois quarts des décès liés aux accidents de la vie courante touchent les séniors. La chute représente 85 % des accidents des plus de 65 ans. Elle est la cause de nombreuses blessures et fractures pouvant entrainer la dépendance, et provoque près de 10 000 décès par an(4).
Par ailleurs le maintien à domicile des personnes âgées n'est pas toujours facile à assumer pour leurs proches car les restrictions de capacité dont souffrent ces personnes requièrent un accompagnement de tous les jours. Aider une personne âgée dépendante a un réel impact sur la vie personnelle et professionnelle des aidants et reste bien trop souvent un facteur de stress et de fatigue morale. Développer des dispositifs adaptés aux besoins des aidants et des personnes âgées est devenu incontournable pour accompagner la vie au domicile.
Aujourd'hui, 26% des personnes les plus dépendantes sont prises en charge exclusivement par un proche(5) et 63% des Français âgés de 35 à 75 ans ont ou ont déjà eu une personne dépendante dans leur entourage(6).
61% DES ACCIDENTS DE LA VIE COURANTE SE PRODUISENT À DOMICILE. LA CHUTE REPRÉSENTENT 85% DES ACCIDENTS DES +DE 65 ANS ET EST À L’ORIGINE DE 10 000 DÉCÈS PAR AN.
8000 EUROS EST LE COÛT MOYEN D’UNE HOSPITALISATION POUR UNE CHUTE.
Des risques domestiques clairement identifiés :
- les obstacles : commotions, fractures
- des endroits mal éclairés : chutes, pertes d’équilibre
- les fuites d’eau : dégâts matériels, glissades
- le feu : suffocations
- le gaz : suffocations, intoxications
- le dérèglement de la température : malaise, déshydratation
- l’accès au domicile : malveillance.
[1] ONU 2009, EUROSTAT, EUROPOP 2008, DREES, INSTITUT DE VEILLE SANITAIRE
[2] INSERM 2009
[3] DREES
[4] EUROSTAT
[5] PLAN SOLIDARITÉ GRAND AGE – JUIN 2006
[6] BAROMÈTRE PRÉVOYANCE DÉPENDANCE – TNS SOFRES – NOVEMBRE 2007
Un enjeu national, priorité du gouvernement
Aujourd'hui, la prise en charge des personnes âgées combine à la fois solidarité familiale, à travers l'aide apportée par les proches, et solidarité collective, par le biais de prestations comme l'allocation personnalisée d'autonomie (l'APA).
Avec l'augmentation du nombre de personnes dépendantes, les coûts de prise en charge vont augmenter de manière significative tant pour l'Etat que pour les familles accompagnantes. Une trentaine de milliards d'euros annuels devraient être consacrés à la dépendance à l'horizon 2030, contre 25 aujourd'hui. Ce socle de solidarité couvre 95% des dépenses de soins. En revanche, les dépenses liées à l'hébergement sont financées dans la majorité des cas de manière privée.
Le gouvernement conscient de ces évolutions, a lancé au mois d'avril 2011, un grand débat national sur l'assistance aux personnes âgées, en vue d'une réforme globale sur la dépendance. Si la question financière reste au coeur des préoccupations, il s'agit de manière plus globale de s'interroger sur la place des personnes âgées dans notre société et sur les défi s multiples liés au vieillissement auxquels il faudra répondre ces prochaines décennies.
Une campagne d'information, menée par le Ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale et Roselyne Bachelot-Narquin en partenariat avec les conseils généraux, les organisations syndicales et les associations de personnes âgées, a pour vocation d'évaluer dans chaque région la réceptivité des Français à la réforme.
L'ensemble de ces réflexions seront transmises au président de la République avant le mois de juillet 2011, afin de rendre possible l'intégration des premières mesures retenues dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012.
UNE PRISE DE CONSCIENCE DES DÉCIDEURS
Le plan solidarité grand age (2007-2012) offrir aux personnes âgées tous les soins nécessaires : du traitement le plus simple au plus complexe. soit 504 millions d’euros sur 5 ans consacrés au choix du domicile.
Le plan alzheimer (2008- 2012) centré sur la personne malade et sa famille, il a pour objectif de fournir un effort sans précédent sur la recherche et de mieux prendre en charge les malades et leurs aidants.
Accessibilité et réglementation
Favoriser le maintien à domicile des personnes qui le souhaitent, adapter les maisons de retraite et établissements d'hébergement médicalisé à la dépendance croissante d'une population âgée de plus en plus nombreuse… Les solutions d'automatismes existantes peuvent déjà contribuer à relever ces défi s. Mais la question de l'autonomie ne se limite pas aux seules situations de dépendance. L'accessibilité des bâtiments publics, rendu obligatoire par la loi du 11 février 2005, doit prévoir leur modernisation, en phase avec les attentes des citoyens : hospitalité, bien-être, convivialité, création de liens sociaux… L'immobilier de bureau, les commerces ou le parc hôtelier sont confrontés à de nouvelles exigences qui dépassent les contraintes normatives : prendre en compte le travail à distance ou au sein d'espaces partagés, accéder à la cinquième étoile sur la base de standards de confort internationaux, créer des atmosphères sources de convivialité et de fi délisation de la clientèle ; assurer la continuité de service avec des coûts de maintenance et d'exploitation optimisés...
NOUVELLE LOI DU 11 FÉVRIER 2005, DITE LOI POUR L’ÉGALITÉ DES DROITS ET DES CHANCES, LA PARTICIPATION ET LA CITOYENNETÉ DES PERSONNES HANDICAPÉES.
Cette loi impose l’accessibilité généralisée pour tous les domaines de la vie sociale : éducation, emploi, cadre bâti, transports… Décret n°2006-555 du 17 mai 2006, relatif à l’accessibilité des établissements recevant du public, des installations ouvertes au public et des bâtiments d’habitation.
CE QUE PRÉVOIT LA RÉGLEMENTATION
Logements neufs et ERP (Etablissements Recevant du Public) :
Application progressive du règlement accessibilité.
Adaptation du bâti, rampe accès, dégagement couloir, gestion de l’éclairage, équipement électrique accessible et utilisable, signalétique adaptée…
En neuf
Sont visés les permis déposés après le 1er janvier 2007 à l’exclusion de la construction ou réhabilitation par un propriétaire pour son propre usage et les bâtiments industriels.
En existant
Mise en conformité des ERP avant le 1er Janvier 2015, diagnostic au 1er janvier 2011. Pour l’habitat, obligation si le montant des travaux atteint 80 % et + de la valeur du bâtiment.
Télécharger le Dossier de Presse complet (PDF)
Téléchargez le communiqué de presse "L'assistance à l'autonomie, un enjeu de société"
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