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Produits et solutions Le tableau électrique

Sécurité électrique


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Sécurité électrique – La prévention des risques de l'électricité

Les règles de base

Le respect de la norme NFC 15-100

La norme NF C 15-100 fixe la réglementation des installations électriques de type basse tension en France. Elle traite des installations électriques dont la tension est inférieure ou égale à 1 000 volts en courant alternatif et celles dont la tension est inférieure ou égale à 1 500 volts en courant continu. Elle doit être respectée strictement pour toutes les installations, neuves ou rénovées. La NF C 15-100 est régulièrement mise à jour pour s'adapter aux nouvelles technologies et techniques et pour renforcer la sécurité des personnes dans tous les types de bâtiments.

Le rôle essentiel des professionnels de l'installation électrique

En matière de sécurité, les professionnels sont incontournables pour garantir aux particuliers une installation parfaitement dans les règles et garantissant donc un niveau de sécurité élevé. Le métier d'installateur électricien a d'ailleurs bien évolué depuis ces dernières années : il saura vous conseiller et réaliser des installations intégrant les dernières solutions proposées par les fabricants. La sécurité, avec notamment les systèmes d'alarmes anti-intrusion ; le confort et les économies d'énergie avec la programmation de votre installation ; mais aussi le multimédia, avec la création d'un réseau pour diffuser partout dans la maison, téléphone, Internet, télévision et informatique…

Les conseils de Promotelec

Créé en 1962, Promotelec est une association qui a pour but de délivrer des labels de qualité, pour les logements individuels et collectifs. Le rôle de Promotelec est de favoriser les usages durables de l'électricité dans le bâtiment résidentiel et petit tertiaire par le biais de trois axes principaux : la sécurité et la qualité globales des installations électriques, la domotique et les réseaux de communication, et la performance énergétique et environnementale des bâtiments.
L'association participe activement avec les organisations officielles (ministères, UTE, CSTB, etc.), aux travaux qui conduisent à faire évoluer les normes et réglementations. Sa compétence reconnue lui permet de mener à bien ses missions auprès des professionnels et du public : informer et promouvoir, conseiller et certifier.

Rappels

Éléments constitutifs d'un circuit électrique

Un circuit électrique est généralement constitué de composants de fils conducteurs reliés entre eux. Un circuit doit être fermé pour permettre la circulation du courant. Il peut être de différentes natures : continu, alternatif, basse tension, très basse tension, etc …
Pour garantir la sécurité électrique, il est essentiel de prévoir des dispositifs permettant d'interrompre le passage du courant. C'est le rôle qui est dévolu aux interrupteurs et aux disjoncteurs. La sécurité électrique est le paramètre fondamental d'une installation électrique.

L'arc électrique

Lors de la fermeture ou de l'ouverture d'un circuit, il est possible qu'un arc électrique se forme. Ce phénomène résulte d'un choc entre les électrons libres sortant du métal et les molécules d'air de l'espace, ceci sous l'influence de la tension électrique créée entre les extrémités des conducteurs que l'on sépare ou que l'on approche. Ainsi, des électrons sont arrachés aux atomes de l'air et deviennent subitement conducteurs. Ce processus conduit la projection de particules métalliques en fusion : c'est l'arc électrique.
Les arcs électriques peuvent généralement se constituer entre deux conducteurs ou deux récepteurs voisins portés à des potentiels différents quand la couche séparatrice n'est pas assez épaisse ou que sa qualité d'isolation a été réduite. On parle d'abord de courant de fuite quand la liaison n'est pas visible, puis d'arc électrique quand elle passe à l'état visible. Les éclairs sont des arcs électriques entre deux nuages ou entre un nuage et la Terre. Eviter la formation d'arcs électriques est un des rôles de la sécurité électrique.

Le court-circuit

On parle de court-circuit dès qu'il se produit un contact entre deux points d'un circuit électrique présentant une différence de potentiel. Le courant résultant de ce contact accidentel est le courant de court circuit. Le courant de court circuit est dangereux et peut atteindre, selon l'emplacement où il se produit, une intensité très élevée (50 kA et plus).
Un court-circuit est causé par la détérioration des isolants, par vieillissement ou usure mécanique. Il peut également provenir de la rupture d'un conducteur, et la chute ou l'introduction d'un outil conducteur dans un circuit présentant des parties nues sous tension. La sécurité électrique doit pallier à un tel incident.

Les accidents électriques par contact

Le contact direct

Les accidents électriques par contact, dépendent du type de contact entre la personne et l'élément sous tension. Il existe deux types de contacts : les contacts directs et les contacts indirects. Le contact direct est le contact d'une personne avec les parties actives des matériels sous tension. Une sécurité électrique normale doit naturellement empêcher qu'un tel contact se produise.
Une partie active peut être, soit un conducteur d'énergie, soit un conducteur neutre. Deux cas de figures peuvent se présenter. Cas 1 : Je touche la phase 230 V avec un doigt. Le courant circule de la phase vers la terre, en traversant mon corps. Cas 2 : Je touche le neutre : il ne se passe rien car le neutre est à 0 V. Par contre, si je touche maintenant le neutre et la phase : le courant va s'écouler de la phase vers le neutre, en traversant mon corps.

Le contact indirect

On appelle contact indirect, le contact des personnes avec des masses mises accidentellement sous tension. Une masse est une partie métallique normalement isolée, mais susceptible d'être touchée par un fil électrique. Les matériels utilisés pour garantir la sécurité électrique de l'installation, permettent de se protéger de tels contacts.
Prenons par exemple, un radiateur électrique avec son enveloppe métallique, et supposons qu'un engin de manutention ait endommagé l'enveloppe. Le radiateur peut fonctionner, mais le fil de phase est en contact avec cette partie métallique. Si je touche le radiateur : le courant passe dans mon corps et va à la terre.

L'électrisation et l'électrocution

Quand un corps humain est traversé par l'électricité, on parle d'électrisation, qui est une blessure de type brûlure ou fibrillation et non mortelle. Par contre, l'électrocution est une électrisation mortelle, due à un passage important d'électricité. Une électrocution est généralement due, soit à un matériel défectueux, soit à un défaut de protection des conducteurs. Dans ce cas, le fil conducteur se retrouve à nu, d'où le risque de le toucher directement. Une électrocution peut aussi résulter d'une méconnaissance des risques électriques ou d'une absence de rigueur en matière de respect des règles de sécurité électrique.
Les conséquences sur le corps humain du passage d'un courant électrique dépendent de plusieurs facteurs. Parmi ceux-ci, citons : l'intensité du courant, la durée de passage, l'humidité de la peau (plus la peau est humide et plus le risque et les conséquences sont élevés) et les organes corporels traversés par le courant. Une intensité très faible reçue pendant très peu de temps, peut ne pas être perçue. Les dommages sont d'autant plus importants que l'intensité électrique est forte. La sécurité électrique doit naturellement protéger, en premier lieu, les personnes dans leur domicile, comme dans les lieux de travail ou de loisir.

Les risques d'incendie dans les appartements hors norme

La quantité d'incendies dus à une mauvaise installation électrique est importante. On chiffre souvent le nombre d'appartement français hors norme électrique, à plus de 7 millions (le plus souvent ce sont des appartements ou maisons construits avant 1974). Les incendies électriques proviennent en général de surcharges électriques, de courts-circuits, de la foudre, si l'installation n'est pas protégée ou si des contacts sont mal réalisés. Dans ces cas de sinistres, la sécurité électrique n'était pas assurée.
La surcharge électrique entraîne l'échauffement des conducteurs. Elle résulte principalement, du branchement d'un nombre trop grand d'appareils électriques, sur un circuit qui ne peut pas en supporter autant. L'augmentation de la résistance au passage du courant entraîne ainsi l'échauffement des conducteurs. Cette augmentation est due aux contacts mal réalisés. L'opposition au passage du courant provoque un incendie dû au court-circuit (contact direct entre la phase et le neutre, absence de résistance entre les deux fils).


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La sécurité électrique de l'installation électrique

Règles de base

Le disjoncteur général

Quelques règles s'imposent pour garantir la bonne sécurité électrique d'une installation. Un disjoncteur général, une prise de terre associée à une protection différentielle, un tableau de répartition et de protection respectant les normes, constituent les bases d'une bonne installation. Des précautions particulières pour la salle de bains, afin d'éliminer tout risque de contacts directs et la protection des fils électriques, doivent aussi être prévues.
Le disjoncteur est un appareil général de commande et de protection globale de l'installation électrique d'un logement ou d'un local professionnel. Il s'agit généralement du disjoncteur de branchement installé par votre électricien à l'intérieur des locaux. Quand le disjoncteur est à l'extérieur, un interrupteur général, placé à l'intérieur du logement, doit permettre la coupure du courant dans toute l'habitation ou le local.

La prise de terre associée à une protection différentielle

Une prise de terre permet de diriger vers le sol une fuite de courant accidentelle, due à un défaut d'isolement d'un appareil. Une prise de terre doit être associée à un disjoncteur différentiel, qui détecte instantanément les fuites de courant qui s'écoulent vers la terre, et met automatiquement hors tension le circuit concerné. Le disjoncteur différentiel joue un rôle essentiel dans la sécurité électrique.
Le disjoncteur permet une protection différentielle sur tous les circuits de l'installation, en coupant l'alimentation, dès lors que le circuit ou l'équipement devient dangereux. Le couple prise de terre et protection différentielle est toujours indissociable. En cas d'absence ou de défaillance de l'un de ces équipements, il y a un risque d'électrocution.

Le tableau de répartition et de protection

Dans tout logement il doit y avoir au moins un tableau de répartition et de protections correspondant à la section des fils de l'installation électrique. Le tableau répartit l'alimentation électrique dans les différents circuits acheminant le courant dans le logement ou le local. Le tableau de répartition est un élément central de la sécurité électrique.
Dans les différents circuits de l'installation, la protection doit naturellement être adaptée à la section des fils. Cette protection permet d'éviter que les fils s'échauffent anormalement, ce qui risquerait de provoquer un incendie. Les disjoncteurs (ou les fusibles) combinent leur action, afin d'empêcher une détérioration des fils pouvant provoquer des incendies.

Les précautions propres à la salle de bains

En électricité, l'eau et l'électricité sont antinomiques. Dans un logement, les salles d'eau et salles de bains présentent des risques d'électrisation ou d'électrocution. Ces pièces doivent donc faire l'objet d'attentions toutes particulières :
- Une liaison dite "équipotentielle" doit relier tous les éléments conducteurs d'électricité entre eux, ainsi qu'à une prise de terre. Sont ainsi concernés : les corps métalliques des appareils sanitaires, les canalisations métalliques, les menuiseries métalliques, etc.
- A proximité d'une douche ou d'une baignoire, plusieurs espaces et volumes de sécurité restreignent l'installation d'équipements électriques.

Dans une salle de bains ou un local à écoulement d'eau, des volumes ont été définis. Chacun d'eux correspond à des règles de sécurité très strictes pour l'installation de matériels connectés au secteur. Ainsi, plus on s'approche de la baignoire ou de la douche, plus ces règles de sécurité électrique sont strictes.

Elimination des risques de contacts directs

Les risques d'un contact direct avec des éléments sous tension doivent être impérativement évités. Les conducteurs dénudés, les bornes électriques trop accessibles ne doivent jamais être maintenus sur le circuit. Le professionnel en charge de la maintenance de votre installation électrique y veillera.
Afin d'éviter leur dégradation, les fils électriques sont à protéger des chocs. Les conduits, les moulures ou des plinthes non conductrices de l'électricité permettront de prévenir les contacts directs. La sécurité électrique est à mettre en place lors de la création de l'installation et à surveiller régulièrement.

Les salles d'eau

Les liaisons équipotentielles

L'objet des liaisons équipotentielles réalisées par un professionnel est d'éviter qu'une différence de potentiel n'apparaisse entre divers éléments dans le local. Dans chaque logement contenant une baignoire et/ou une douche, ce type de liaison permet de relier avec une section minimum de 2,5mm2, les masses et les éléments conducteurs du local. Sont concernées, les canalisations métalliques, d'eau, de chauffage, de gaz et de vidange. Les corps des appareils sanitaires métalliques (chauffe-eau compris), etc. font aussi partie des équipements impliqués, dans ces dispositions de sécurité électrique.
Cette installation électrique localisée, sera connectée au circuit de terre. Cette connexion se fera par l'intermédiaire des conducteurs de protection des circuits appartenant au local, ou par l'intermédiaire d'un bornier. Ce bornier centralisera aussi tous les conducteurs de protection des circuits du local concerné et les conducteurs de la liaison équipotentielle supplémentaire qui sont connectés aux éléments conducteurs du local. La connexion par l'intermédiaire d'un bornier est spécialement recommandée par la norme NF C 15-100. C'est cette solution qui facilite la réalisation de la liaison équipotentielle supplémentaire, et apporte une sécurité maximale.

L'appareillage dans les différents volumes de la salle d'eau

Tous les appareillages ne sont pas autorisés dans les salles d'eau, à proximité immédiate de la baignoire et du bac de douche. La norme prévoit quatre volumes 0, 1, 2 et 3, qui contiennent et incluent la baignoire et le bac à douche. Cette réglementation impose des mesures de restriction sur les caractéristiques des appareils installés et sur les dispositifs de protection associés. La sécurité électrique est à ce prix.
Le volume 0, correspond à la baignoire ou la douche. Il ne doit comporter aucun appareillage.
Le volume 1, correspond à une zone de 2,25 m à partir du fond de la baignoire ou du bac de douche. Au-dessus de la baignoire et de la douche, seuls sont autorisés des interrupteurs de circuit TBTS avec une tension nominale de 12 V alternatif ou 30 V continu maxi, pour lesquels la source est placée en dehors des volumes 0, 1, et 2.
Le volume 2 va de 3 mètres à partir du fond de la baignoire ou du bac de douche à 60 cm autour. Dans cet espace, seuls sont admis : un socle de prise de courant alimenté par un transformateur de séparation pour rasoir, d'une puissance comprise entre 20 et 50 VA, les interrupteurs dont les caractéristiques correspondent aux conditions requises pour le volume 1.
Le volume 3 correspond lui, à toute la zone de la salle de bains qui est distante de plus de 60 cm du volume 0. Y sont autorisés les socles de prise de courant, les interrupteurs et les autres appareillages à condition d'être :
- protégés par un dispositif différentiel au plus égal à 30 mA
- ou alimentés individuellement par un transformateur de séparation (NF C 15-100)
- ou alimentés en TBTS (NF C 15-100)

Les utilisations autorisées

Pour garantir parfaitement la sécurité électrique, les utilisations doivent respecter scrupuleusement les volumes dédiés.
Volume 2 : Seuls peuvent y être installés des luminaires, appareils de chauffage, et autres matériels électriques utilitaires, sous réserve que ces matériels soient de classe II et soient protégés par un dispositif différentiel au plus égal à 30 mA.
Volume 3 : les matériels électriques d'utilisation sont admis, à condition d'être :
- ou alimentés individuellement par un transformateur de séparation (NF C 15-100),
- ou alimentés en TBTS (NF C 15-100),
- ou protégés par un dispositif différentiel au plus égal à 30 mA.

Protection contres les contacts

Les contacts directs

Les protections contre les risques de contacts directs doivent assurer la mise hors de portée des éléments nus sous tension et accessibles aux utilisateurs. Cette sécurité électrique peut être obtenue de diverses manières. Par isolation des parties actives : tous les conducteurs sous tension étant recouverts d'isolants qui doivent satisfaire aux contraintes électriques, mécaniques, thermiques et chimiques auxquelles ils seront soumis. Par des barrières, des enveloppes, des obstacles destinés à apporter un seuil de protection suffisant, pour que le danger ne soit pas accessible avec les doigts. Par mise hors de portée, par éloignement (cas des lignes aériennes).
L'utilisation d'un dispositif différentiel de courant nominal de fonctionnement inférieur ou égal à 30mA, est une mesure de protection additive. Il joue également un rôle en cas d'imprudence des usagers. Le dispositif différentiel est le dispositif de base de la protection des personnes susceptibles d'utiliser les équipements ou d'y accéder. Il est obligatoire de l'utiliser pour garantir la sécurité électrique sur l'ensemble de l'installation électrique.
Une coupure d'alimentation résultant du fonctionnement d'un dispositif 30 mA peut perturber le fonctionnement de certains appareils. C'est le cas du congélateur ou des équipements informatiques. Des dispositions particulières peuvent alors être prises, comme l'alimentation par une prise de courant sur un circuit protégé par un DDR 30 mA dédié, plutôt qu'à une immunité renforcée (type Hpi). Ces procédés sont utilisés pour des récepteurs spécifiques, dans des environnements perturbés : circuits informatiques, chocs de foudre, lampes fluo etc.

Les contacts indirects

Des mesures de protection contre les contacts indirects sont mises en place par : la coupure automatique, l'emploi de matériels de classe 2, qui sont complètement isolés par une enveloppe permanente en matériau isolant. La séparation de circuits, fait aussi partie des moyens de protection contre les contacts indirects.
Il faut relier la masse à la terre par un conducteur de protection (PE) : c'est un fil jaune-vert (Protection Equipotentielle). Grâce à cette sécurité électrique, le courant s'évacuera par ce fil, vers la terre. Il est important de vérifier la présence et le fonctionnement du disjoncteur différentiel permettant de détecter ce type de contact et de couper l'installation.

La mise à la terre

Pour garantir la sécurité des personnes, contre le contact avec des masses mises sous tension à la suite d'un défaut d'isolement, il faut prévoir la mise à la terre des équipements électriques. Lorsque des installations n'en possèdent pas, la mise en sécurité électrique s'impose. En effet, un défaut d'isolement provoque une électrisation quand ce n'est pas une électrocution.
Dès que la tension du courant de défaut devient dangereuse, il faut orienter le courant vers la terre et stopper automatiquement l'alimentation électrique. Les principaux appareils de classe I sont : les machines à laver, réfrigérateurs, congélateurs, cuisinières, fours électriques, chauffe-eau, etc.). Les masses métalliques de ces équipements doivent être reliées à un conducteur de protection raccordé à une prise de terre.
Le couple "Mise à la Terre - Protection différentielle" est une obligation et doit être de qualité parfaite, et donc réalisée par un professionnel. C'est pourquoi il est important d'avoir une bonne mise à la terre, présentant toutes les garanties de bon fonctionnement. Ce dispositif comprend une prise de terre, un conducteur de terre, une borne principale de terre, des conducteurs de protection et des liaisons équipotentielles.


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La sécurité électrique - Les dispositifs de protection

Le coupe-circuit à fusible

Principe de fonctionnement

Tous les circuits de l'installation électrique doivent être protégés par des différentiels 30 mA. Cette protection est en principe assurée par un ou plusieurs dispositifs différentiels placés en amont des circuits. Votre installateur veillera à la mise en place de ces équipements classiques de la sécurité électrique.

La mission d'un coupe-circuit à fusible, est d'assurer la sécurité électrique d'une installation en interrompant la circulation du courant électrique. Le plus souvent, il est maintenant remplacé avantageusement par un disjoncteur magnéto-thermique, beaucoup plus facile de maintenance : lorsqu'un défaut est détecté et réparé, il suffit alors de réenclencher la manette du disjoncteur du circuit concerné. Par contre, le coupe-circuit à fusible n'assure pas la protection des êtres contre les électrisations ou électrocutions. Le déclenchement d'un coupe-circuit à fusible, est en général dû à une défaillance de la charge. L'accessoire principal de cet équipement est la cartouche, qui est aussi appelée fusible.
Le mode de fonctionnement du coupe-circuit à fusible est relativement simple. En fonctionnement normal, le fusible joue le rôle d'un conducteur. Par contre, quand un défaut électrique apparaît, en cas de courant anormalement élevé par rapport au courant nominal de conduction, le coupe-circuit à fusible assure alors la coupure immédiate. La partie conductrice du fusible fond et ouvre (donc coupe) le circuit. C'est la norme NF C 15-100, qui donne les sections que doivent avoir les conducteurs en fonction du courant assigné.

Les différentes catégories de fusibles

Les fusibles gG sont des fusibles dits de « protection générale ». Ils protègent les circuits contre les faibles ou les fortes surcharges et les courts-circuits. Ils sont les plus utilisés pour les locaux d'habitation. Il existe deux types de cylindres type gG : le type gG et le type gG HPC, qui signifie Haut Pouvoir de Coupure.
Les types de fusibles aM sont des fusibles appelés « accompagnement moteur ». Ces fusibles protègent les circuits contre les fortes surcharges et les courts-circuits. Ils ne sont utilisés que pour la protection des courts-circuits, en cas de forts courants de pointe. Ces fusibles sont conçus pour résister à une surcharge de courte durée, comme le démarrage d'un moteur. Ils sont groupés à un système de protection thermique contre les faibles surcharges. Il existe deux catégories de cylindres de type aM : le type aM et le type aM HPC (Haut Pouvoir de Coupure).
Le type de fusible F (rapide) est en corps céramique et il est utilisé pour la protection des équipements sensibles : variateurs de lumière, blocs de jonction de puissance, blocs d'éclairage de sécurité, transformateurs... Cette catégorie de fusibles doit être conforme aux normes NF C 60-431 et NF EN/IEC 60127-2. Ce sont des fusibles à fusion ultra-rapides qui sont aussi utilisés en micro-électronique pour la protection des semi-conducteurs.

Le disjoncteur électromécanique (le plus souvent magnéto-thermique)

Un disjoncteur électromécanique a pour but d'assurer la sécurité électrique des installations, en les protégeant des courants d'intensités trop élevées, susceptibles de les endommager. Pour les hommes, il doit protéger de l'électrocution. Il est capable d'interrompre un courant de surcharge ou un courant de court-circuit dans une installation électrique. Son rôle est la protection des conducteurs et des équipements. Le disjoncteur permet d'assurer la protection selon 2 principes : thermique et magnétique.
Il existe trois sortes de disjoncteurs : magnétique, thermique et magnétothermique. La mission du disjoncteur magnétique est d'assurer la protection contre les courts-circuits. Le disjoncteur thermique lui, assure la protection contre les surcharges électriques. Le disjoncteur magnétothermique cumule les deux fonctions, et assure la protection contre les courts-circuits et contre les surcharges. C'est le disjoncteur magnétothermique qui équipe les tableaux électriques domestiques.

Les différentiels

Généralités

Les différentiels sont définis par la norme internationale CEI 60755, qui prescrit trois types de protections, ainsi que des seuils de déclenchement ou sensibilité. Deux types de différentiels (les interrupteurs différentiels et les disjoncteurs différentiels), sont disponibles pour la protection des usagers. Ces différentiels doivent être en conformité parfaite avec la norme NF EN 61 008-1 pour les interrupteurs, et les normes NF EN 61 009-1/NF EN 60 898/NF IEC 60 947-2, pour les disjoncteurs. Pour protéger contre les surcharges, le calibre de l'interrupteur différentiel doit être au moins égal à celui du disjoncteur placé en amont, qui assure aussi la tenue en CC de l'ID. Les interrupteurs différentiels reçoivent les auxiliaires de signalisation et de commandes, afin d'assurer une sécurité électrique efficace.
Les électriciens ont à leur disposition des blocs différentiels adaptables, conformes à la norme NF EN 61009-1, et qui se montent à droite des disjoncteurs. Les différentiels sont de trois types (classes). Chacune des classes de différentiel est adaptée pour un type de fuite. Dans la plupart des cas le déclenchement différentiel est identifié par un voyant bleu (disjoncteur différentiel).
Le différentiel peut être séparé ou intégré au disjoncteur de branchement. Sa sensibilité devra naturellement être adaptée à la valeur de la prise de terre. La sélectivité entre les dispositifs différentiels est complète. Cette sélectivité totale permet d'éviter une coupure totale de l'installation. Une telle coupure générale peut avoir lieu en cas de défaut d'isolement sur un circuit terminal. Pour que la sélectivité totale soit assurée entre les DDR 30 mA et le disjoncteur de branchement, il faut que le dernier nommé soit de type sélectif.

Les différentiels de types A et AC

Un disjoncteur différentiel de type A détecte les fuites de courant alternatif ainsi que les fuites de courant continu. Selon la technologie utilisée, certains matériels sont susceptibles, s'il y a un défaut, de générer des courants à composante continue. Les différentiels de catégorie A sont conçus pour détecter des types de courants de défaut, que ne peuvent pas détecter les différentiels de type AC. Les différentiels (haute sensibilité ≤ 30 mA) de type A sont utilisés dans des circuits où des matériels de classe 1, seraient susceptibles de produire des courants de défaut à composante continue. Les matériels concernés sont les cuisinières, les appareils de cuisson à induction, les lave-linge…
Afin d'assurer la protection des personnes contre des risques d'électrocution, tous les circuits de l'installation doivent être protégés par des disjoncteurs différentiels AC assignés, au plus égal à 30 mA. Par contre, les disjoncteurs différentiels de type AC détectent les fuites de courants sinusoïdaux uniquement. Pour assurer la sécurité électrique on peut installer plusieurs disjoncteurs AC pour le logement, il faut cependant répartir judicieusement les circuits. Tous les circuits de l'installation électrique doivent être protégés par des différentiels 30 mA de types AC.

Les différentiels de type Hpi

De la même façon que le différentiel de type A, le différentiel de type Hpi détecte, les fuites à composantes alternative et continue. La particularité est que le différentiel de type Hpi, a une immunité renforcée contre les déclenchements intempestifs. Les différentiels 30 mA type Hpi sont indiqués pour protéger les lignes des applications spécifiques et la perte d'informations (matériels informatiques). Il est indispensable pour éviter les pertes d'exploitation dans certaines installations (instrumentation médicale, ligne de congélateur…). C'est aussi le cas, dans les lieux où le risque de choc de foudre est particulièrement élevé, dans les sites équipés de lignes très perturbées ou de grande longueur.
Un circuit spécialisé, protégé par un disjoncteur 20 A et un interrupteur différentiel de type Hpi 30 mA 20A, est recommandé pour le congélateur, afin de pallier les conséquences sanitaires sur les aliments consécutives à des coupures intempestives. Ils réduisent les déclenchements indésirables pour des équipements générant des perturbations (micro-informatique, congélateur). On constate donc que la sécurité électrique repose sur un ensemble d'équipement et de dispositifs qui sont chargés de protéger les usagers, les matériels électriques et les installations.

Les parafoudres

La foudre peut engendrer directement ou indirectement, des effets variés sur une installation électrique. Ces perturbations peuvent être de plusieurs ordres. On peut noter les effets suivants :
- effet thermique (fusion ou incendie)
- effet électrodynamique (desserrage des bornes)
- montée du potentiel de terre (risque d'électrocution)
- surtensions de plusieurs milliers de volts et des courants induits destructeurs (destructions d'équipements, pertes d'exploitation…).
Le parafoudre est utilisé pour la protection des appareils sensibles contre les effets directs et indirects de la foudre. Il permet de limiter les conséquences néfastes pour la sécurité des personnes (médicalisation à domicile, systèmes de sécurité, environnement…). Il permet enfin d'optimiser la continuité de l'exploitation. La norme Européenne EN 61643-11 (NF EN 61643-11) définit principalement les parafoudres suivant 2 niveaux (catégories) : type 1 (T1) et type 2 (T2).
En matière de sécurité électrique, la protection contre les effets de la foudre n'est pas toujours obligatoire. Le système de détection dépend de 3 facteurs : du niveau kéraunique (densité de foudroiement), le type d'alimentation du bâtiment (aérien ou enterré), la présence ou non d'un paratonnerre. Le principe repose sur la capture de la foudre et l'écoulement du courant vers la terre. Il s'appuie sur l'utilisation de parafoudres et la protection passive de l'installation. Cette protection est générée par l'installation en elle-même (régime de neutre, réseau de terre).
Le parafoudre doit être de type 2, sauf pour les installations électriques équipées de paratonnerres ou à risques très élevés (NF EN 62305). Il est aussi strictement conseillé en zones de montagne, auprès des plans d'eau ou des grandes structures (immeubles, arbres…). Le parafoudre doit aussi être prévu dans les cas d'installations en fin de ligne ou localisées à moins de 50 m de bâtiments équipés de paratonnerres. Il est aussi conseillé dans tous les lieux, lorsque la sécurité des personnes dépend directement ou indirectement de la continuité de fonctionnement de ces équipements.
Les parafoudres ne peuvent pas protéger contre les coups de foudre directs sur les bâtiments. Ils limitent seulement le niveau des surtensions d'origine atmosphérique, provenant du réseau de distribution, à un niveau conciliable avec la résistance aux chocs des matériels de l'installation et des matériels alimentés par cette installation. Les parafoudres possèdent 3 capacités d'écoulement, et une protection intégrée contre les courants de surcharge, et les courants de court-circuit.
Afin de maximiser le fonctionnement du parafoudre, la longueur du raccordement doit être la plus courte possible, entre le bornier phase/neutre et le conducteur (PE, PEN). Le parafoudre doit être installé par un professionnel, selon un schéma dit « en parallèle », mais en respectant les règles de la CEM (Compatibilité Electro Magnétique). Il faut donc éviter les boucles et coller les câbles contre les masses métalliques.

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